Alors que les gouvernements procèdent au déconfinement, les athlètes de niveau récréatif ainsi que l’élite se préparent au retour à leurs activités physiques.  Quelques organisations ont diffusé des lignes directrices afin d’effectuer ce retour en toute sécurité. 

La Société Canadienne de Physiologie de l’Exercice (SCPE) et Éducation Physique et Santé Canada (EPS Canada) ont publié leur guide pour les enfants, les adolescents, les adultes et les aînés. L’activité physique est essentielle à la santé mentale et à réduire le stress et l’anxiété. L’impact du désentraînement peut avoir des effets négatifs sur l’appareil cardio-vasculaire, le système immunitaire, l’estime de soiet plus encore.   

Si un athlète s’est rétabli de la COVID-19, une évaluation clinique est recommandée. Des cardiologistes du sport préviennent qu’une implication cardiaque s’est produite même chez les patients asymptomatiques, accentuant la nécessité d’une évaluation clinique avant un retour complet aux sports. 

Le désentraînement peut aussi affecter la vision dans le sport. Celle-ci se définie par la capacité à optimiser la performance athlétique par une amélioration de la coordination œil-main, des temps de réactionde la conscience périphériquede la poursuite d’une ou plusieurs ciblesde la planification motrice, de la prise de décision et de la vitesse de réflexion.  Autant pour des raisons de performance que de prévention de blessures, les athlètes devraient s’assurer d’atteindre la forme physique requise à la compétition en incluant des exercices de vision

Les 7 étapes du retour à l’activité physique 

  1. Demeurer actif tout en observant la distanciation physique (2 mètres). 
  2. Promouvoir les activités de plein air dans les parcs et les autres espaces verts locaux. 
  3. À la place des activités traditionnelles en équipes, mettre un plus grand accent sur les activités individuelles telles que la danse, et des activités dans des environnements alternatifs, les exercices qui n’exigent pas d’équipement, les activités de réflexion, la gymnastique, ou les jeux de tir sur cible. 
  4. Pour les mini-matchs, se servir de repères visuels pour définir les limites de l’espace et pour assurer de maintenir la distanciation physique. Modifier l’aménagement au besoin, et prévoir des repères physiques et visuels, comme par exemple du ruban adhésif ou des cordes sur le sol, sur le gazon, ou sur le trottoir, et des enseignes sur le mur. 
  5. Pratiquer des exercices de mouvements des yeux pour améliorer la vision.  Par exemple, ces exercices peuvent inclure de la poursuite de cibles, des mouvements rapides des yeux d’une cible à l’autre, des images de fond en mouvement (optocinétique).   
  6. Augmenter la charge de travail de l’entrainement visuel en ajoutant une activité cognitive, des exercices d’équilibre ou des mouvements de la tête.   
  7. Finalement, incorporer ces exercices visuels à des mouvements fonctionnels ou spécifiques au sport. 

Et surtout ne pas oublier l’hygiène de base :  

  • Si de l’équipement doit être utilisé, éviter de partager les équipements : numéroter les équipements pour attribuer à chaque personne son propre matérielS’assurer que l’équipement est désinfecté comme il faut après chaque usage, et qu’il n’est pas touché après la désinfection. 
  • Mettre en place des routines appropriées de lavage des mains et d’hygiène personnelle, ne pas partager les bouteilles d’eau, les ustensiles, les vêtements et survêtements, etc. 
  • Désinfecter les équipements dont se sert l’instructeur(e) (presse-papier, tableau blanc, stylos, bacs en plastique pour transporter les équipements etc.).